Et oui j’imagine déjà certains prendrent la fuite rien qu’avec ce titre 🙂
En lisant la 4ème de couverture vous vous imaginez déjà ne rien comprendre ou vous pensez que ce livre ne va rien vous apporter. Ancien(ne) « nul(le) » en maths, vous prenez vos jambes à votre cou car vous êtez certain que ce livre n’est pas pour vous !
Les clichés ont la vie dure. 🙂
Que vous soyez  fou de maths, que vous leur vouez une haine féroce ou que, comme moi, vous les aimez lorsque cela vous arrange, vous allez ressortir enchanté par cette lecture.
En effet les mathématiques ne sont que l’arbre qui cache la forêt, et des thématiques bien différentes seront abordées tout au long de ces 150 pages.
La plume de G. Tenenbaum va vous entraîner dans un futur, tout en vous montrant l’importance de l’héritage, du partage…
Elle n’est pas faite que de mathématiques en dépit de sa profession et vous vous laisserez capter par son écriture et vous verrez qu’il sait la force de l’écriture.


« (…) Le monde de Serge est d’abord une forêt de papier.
Qui dit papier, dit partir. Qui dit partir, dit rêver. Serge partage également avec Nath une certaine attirance avec les étoiles. (…) »

Le problème de Nath / Gérald Tenenbaum. Belin, 2007 (Charivari).
« Nath et maths, comme vous voyez, ça fait deux ! ». Nath, 13 ans, subit l’ironie de son professeur et les moqueries de ses camarades à quelques semaines de tests décisifs pour son avenir. Découragé mais révolté, Nath trouve refuge auprès de Serge, un vieil ami de la famille. Ensemble, ils vivront des aventures inouïes où, entre la vie et la mort, les mathématiques se révèleront un passage obligé. Nath découvrira alors de quoi il est capable… Une histoire qui apporte un superbe démenti à ceux qui croient encore que « pour les maths, il faut être doué»…

Ce cours de maths sur lequel s’ouvre le roman est là avant tout pour vous présenter les protagonistes, et plus particulièrement Nath le personnage principal. Adolescent ordinaire, confronté à la moquerie, craignant de décevoir son père par les résultats à son futur examen, il se réfugie dans son univers composé de Serge, de ses histoires fantastiques et de son savoir.
L’auteur sait admirablement imaginer un futur (l’action se déroule en 2036) et les innovations technologiques, tout en n’oubliant pas les problèmes actuels via des allusions  discrètes à la disparition du pétrole, au problème écologique et nucléaire, et à l’impact des nouvelles technologies, machines sur notre quotidien, notre vie…
Car c’est bien sur ce point que tout va se jouer : Nath va apprendre qu’il doit penser par lui-même pour mieux comprendre (et ne pas laisser la vie de sa mère à des machines si puissantes et développées soient-elles), mais également écouter, accepter la transmission, l’histoire de ceux qui l’ont précédé. En quelques jours, Nath va découvrir une nouvelle façon de penser, que certains interdits doivent être parfois transgressés, que l’amitié se partage, que l’entraide peut parfois bouger une montagne si petit grain de sable que nous soyons.
J’ai réellement été conquise par ce livre, mais je ne suis pas devenue plus douée en mathématiques que je ne l’étais avant de l’ouvrir 🙂 Mes compétences étaient limitées à ce que j’avais voulu apprendre et le restent en refermant ce livre, mais ce roman est, à mes yeux, un beau message d’espoir et d’ouverture. 

Je vous invite également à lire Le mot de l’auteur, sur le site des Editions Belin.
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