Non ce titre n’a rien à voir avec ma mémoire de poisson rouge, et n’y voyez rien de personnel dans ce choix de lecture, mais le sujet étant largement d’actualité, j’ai eu envie de découvrir le roman de S. Merrill Block :

Histoire de l’oubli / Stefan Merrill Block. Traduit de l’anglais (Etats-Unis)par Valérie Malfoy. Albin Michel, 2008. 357 pages
Impressionnant premier roman d’un jeune auteur de vingt-six ans, Histoire de l’oubli raconte, des années 50 à la fin des années 90, l’histoire d’une famille frappée de génération en génération par une forme précoce de la maladie d’Alzheimer.
Seth, un adolescent surdoué, conscient que ses parents lui ont toujours caché les secrets du passé familial, se lance dans une véritable enquête sur ses origines. A quelques centaines de kilomètres de là, Abel Haggard, un vieil ermite bossu, ne vit plus que de souvenirs, attendant le retour de sa fille dont il n’a plus de nouvelles depuis plus de vingt ans. Et si la rencontre improbable de Seth et Abel parvenait à rompre l’engrenage de la malédiction? Fait de tragédie mais aussi d’humour et d’espoir, un grand livre plein d’émotion, qui ne vous lâche pas.

Contrairement à ce que le sujet pourrait vous laisser imaginer, ce livre n’est absolument pas larmoyant. J’ai pourtant une facheuse tendance à avoir la larme très facile ausi bien dans mes lectures qu’au cinéma mais là… non, donc vous n’avez aucune crainte à avoir.

Je dois avouer avoir eu, une nouvelle fois, un peu de mal à entrer dans ce livre, mais ce ne fut l’histoire que d’une cinquantaine de pages. L’auteur entrecroise l’histoire de ses personnages : Seth et Habel ainsi qu’une légende : le royaume d’Isidora. Perplexe vous vous demandez comment il va vous emmener à la rencontre des protagonistes, tant il vous semble loin l’un de l’autre, tant leur histoire n’a rien en commun. Quant à la maladie d’Alzheimer, le thème premier du roman, l’énigme reste entière…

Et puis, les premières marques s’impriment : la maladie de la mère de Seth, sa volonté de la comprendre, et de savoir ce qu’elle lui cache de ses origines nous entraîne dans une quête, sa quête mais aussi celle de l’auteur a mieux nous aider à comprendre comment une maladie peut gagner une famille, se répandre… Il nous donne symptômes, évolution de la maladie via une certaine forme d’étude de cas mais en ne cherchant nul pathos. Est-ce le fait de voir cette maladie au travers des yeux de Seth qui nous permet de mieux prendre les choses ? Je ne sais.

Je ne crierai pas au génie. J’ai aimé ce livre, la manière dont la maladie est présentée, la souffrance des personnages perceptibles mais sans verser de pleurs. Mais j’ai avant tout aimé le côté historique de la maladie : qui fut le premier porteur et comment à cause des symptômes les plus connus (l’oubli) il a pu la transmettre à autant de descendants.

En dépit de son intérêt La légende d’Isadora m’a gênée ; elle provoquait dans ma lecture une rupture de style et je n’ai compris que tardivement, en raison de mon manque d’intérêt, son importance dans l’histoire.

Ce livre a réellement sa place, car il permet d’aborder un sujet de manière assez fine, romancé certes mais avec de multiples informations.

 


Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.

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