A Mélie, sans mélo / Barbara Constantine. Calmann-Lévy, 2008. 244 pages.
Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie !
 Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père, Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Sautillante, c’est au gré de très courts chapitres que Barbara Constantine nous raconte l’été de Mélie, de Clara et des êtres qui les aiment le temps de cet été ; sera-t-il le dernier nul ne le sait même si le doute subsiste ? Vous l’oublierez bien vite tout comme Mélie qui préfère profiter, observer et transmettre son amour de la vie et des choses à son entourage.
La fantaisie des personnages et de l’écriture aide également à nous faire oublier ce couperet qui revient malgré tout. La vie est peu de choses semble nous dire les personnages et les objets de ce toman, alors pourquoi ne pas mordre la vie à belle dents ou  ne pas prendre le temps de voir pousser les bambous ou l’araignée tisser sa toile. Qu’importe demain, nous ignorons de quoi il sera fait…
Alors comme cette lecture est rapide et légère, à votre tour, vous avez le temps de vous installer confortablement pour oublier la morosité et le temps un peu gris qui nous entoure 🙂

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