En ce 1er jour de « fin des congés estivaux », j’ai souhaité commencer le mois en vous parlant de ce livre.


Tango pour une rose / Laura Pariani. Traduit de l’italien par Dominique Vittoz. Flammarion, 2007. 125 pages.
« Dans le sillage du tango, le thème du grand amour qui allume le charbon de l’âme s’est imposé à mon texte : pas la terreur amoureuse d’une Ophélie, d’une Yseult ou d’une Anna Karénine qui vont les genoux tremblants à un rendez-vous, mais l’égarement d’un esprit éduqué dans le bon goût et la discipline en présence d’une femme fatale. » Laura Pariani.
En imaginant les tout derniers instants de la vie d’Antoine de Saint-Exupéry, Tango pour une rose jette un éclairage romanesque sur la folle passion qui l’unit à sa femme, Consuelo.

Si le sujet pourrait, de prime abord, vous sembler un peu gris, laissez-vous gagner par votre lecture et par une très agréable écriture.
L’imagination de l’auteur est telle que vous aurez l’impression de lire les dernières lettres échangées avec Consuelo. La soif de Laura Pariano d’être Tonio lui donne des ailes lorsqu’il prend conscience que ses mots sont les derniers qu’il peut transmettre à Consuelo, à sa rose
C’est également l’amertume de tout être humain à l’aube de son dernier souffle qui regrette de ne pas avoir pris plus de temps pour l’autre, l’être aimée qui, néanmoins parfois l’étouffe par sa jalousie, son amour… Puis le calme retrouvé ne veut pas laisser la moindre trace d’amertume dans cet ultime échange et reprend la plume afin de lui dire sa passion, se remémorer les plus beaux passages de leur existence commune ou des minuscules souffrances qui font prendre conscience combien on tient à l’autre.
Je ne suis jamais parvenue à comprendre l’engouement pour  « Le petit prince », mais ces quelques pages me donnent envie d’ouvrir un autre ouvrage de
Saint-Exupéry.
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