Les morsures de l’ombre / Karine Giebel. Fleuve Noir, 2007. 291 pages
Une femme. Rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu… Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir. Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur. Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal. Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ? Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché. Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?

Pffft c’est toujous pareil plus on en a, plus ce sont les livres des autres ou les piles / rayonnages des libraires qui nous font envie.
Encore une fois ce livre ne m’appartient pas. Je l’ai honteusement arraché des mains de son propriétaire sans même qu’il ait eu le temps de l’ouvrir. Il faut dire qu’il était assez occupé par sa boîte de cirage, la victoire de son équipe et les livres reçus pour son travail sur un certain signet etc… donc il fut facile de lui dire : « Je te prends celui-là, je te le rends rapidement ». Et tout accaparé qu’il était à découvrir ses cadeaux, je me demande même s’il s’en souvient lol
Ne vous inquiétez pas je vais lui restituer : ) Merci Zag !

En commençant ce livre, je n’avais pas réalisé tous les chausse-trappes (Merci Lucile !!! zut, est-ce que cela s’accorde et comment ? Lucile, au secours ! – ou si quelqu’un(e) peut me répondre-) laissées par l’auteur. Dans ma tête , il s’agissait d’un huis clos entre cet homme et son bourreau. Petit à petit je découvre que l’on suit en parallèle l’enquête de la police pour retrouver cet homme, lui-même policier. Que cette femme n’est pas qu’un simple bourreau, qu’elle a une histoire. Et que ce livre se terminera sur un nombre impressionnant d’histoires. Vous avez tiré sur un fil qui dépassait, et vous vous retrouvez à présent avec une dizaine  entre les mains.
Le livre est dérangeant par sa chute, par l’absence de complaisance dans la souffrance physique du prisonnier, par les éléments sordides qui vont émerger de ce « banal » enlèvement.
Le tout se lit d’une traite. Je pense que l’on peut détester le style de l’auteur avec ces allers-retours entre la cave et le commissariat, mais cela ne pas dérangé plus que cela ; il répond bien à cet emmélement .
Je suis ravie d’avoir découvert Karine Giebel. Comme je l’ai déjà dit, ayant été souvent déçu par les auteurs français contemporain, par leur style (que je juge plutôt comme une absence), je suis toujours ravie (et ces derniers temps, je l’ai été assez régulièrement) de découvrir de nouveaux écrivains qui me font passer un bon moment de lecture.

 

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