La légende de Gösta Berling / Selma Lagerlöf. Traduit par André Bellesort. Stock, 1996 (La bibliothèque cosmopolite). 315 pages

J’ai découvert ce livre grâce au Swap qui fut organisé en décembre dernier par Flo et Kalistina. Au cours de mes emplettes que j’avais faite avant de connaître le nom de ma swapée, j’avais acquis plusieurs ouvrages. Ce livre fait partie des achats qui est resté chez moi dans ma PAL. Pourquoi ? Aucune idée. Il était là, m’attendait et j’en suis a posteriori ravie :))
Car, jamais je n’ai lu une 4ème couverture reflétant aussi bien le contenu que le style. Je vous laisse lire par vous-même :

En 1891, parut pour les fêtes de Noël, à Stockholm, le roman d’une inconnue de trente-trois ans. Le livre s’appelait La légende de Gösta Berling et son auteur Selma Lagerlöf. Le lendemain, elle était célèbre. Et pourtant, La légende déconcerta un instant la critique : était-ce vraiment un roman ? Ou plutôt un poème ? Un recueil de contes ? Peu importait d’ailleurs, car les Suédois avaient reconnu dans ce livre étincelant, d’une fantaisie exubérante, une saga, une vraie saga des Vikings. Selma Lagerlöf nous y raconte la vie bizarre, brutale et à demi fantastique d’une petite commune du Vermland, sa province à elle, dans la première moitié du XIXème siècle. Ses héros sont des paysans, des officiers retraités, des bohèmes, des maîtres de forges et surtout Gösta Berling, le pasteur défroqué, buveur, joueur, débauché, qui répand autour de lui la joie, et la folie de vivre. On lit La légende un peu comme on assiste à une longue veillée où des personnages rudes, impulsifs, fantasques, viennent chacun raconter leur histoire. Certains sont hautes en couleur, d’autres plus poétiques et doux. Et la Suède qui se retrouvait dans ces pages plaisantes et tragiques, réelles ou merveilleuses, adopta Gösta Berling et en fit une de ces oeuvres si rares où tout un peuple se sent vivre.

Je ne suis pas une adepte de la poésie, je n’y connais pas grand chose, mais certains passages sont, à mes yeux, d’une incroyable force poétique : descriptions de la forêt, des alentours.
S’y mêle imaginaire, religion, racontars, moments féériques, tristesse, misère de la condition humaine, mais surtout l’amour d’un auteur pour son pays qu’elle nous transmet au travers de l’histoire de : Gösta Berling. Pasteur défroqué, homme miséreux sauvé de la déchéance par la commandante, qui l’accueille au sein de son domaine et des cavaliers qui vivent comme des piques assiettes autour d’elle. D’une nuit de Noël à une autre, via de courts chapitres – que l’on pourrait voir comme des nouvelles si les personnages n’étaient pas ceux-là même que nous venons de laisser quelques pages avant -,  va nous être raconté l’histoire de cette région, des personnages hauts en couleurs, de la présence du diable, de la sorcellerie véridique ou inventée dans cette région.

Bref une très belle lecture.

Publicités