Je suis allée voir 2 films dont la sensibilité m’a beaucoup touché. Ce long week-end (en France, et ailleurs) sera peut être pour vous l’occasion de les voir – je sais que la présence du beau temps n’incite pas aux salles obscures, néanmoins…
Leur thématique est similaire : la communication au sein de la famille, les non dits et les souffrances personnelles. Leur traitement est totalement différent, le premier est allemand-français, le second italien.

Il y a longtemps que je t’aime / Philippe Claudel, 2007. Je sais que ce film est sorti depuis plusieurs semaines (mois même) mais je ne peux m’empêcher de vous en parler, tant il m’a plu à différents niveaux.
Synopsis :
Pendant 15 années, Juliette n’a eu aucun lien avec sa famille qui l’avait rejetée.Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l’accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes.
Oui j’ai joué les madeleines, mais ceux qui sont allés au cinéma avec moi savent bien que ce n’est pas une première. Cela n’en demeure pas moins un excellent film avec de très bons acteurs, des vies de tous les jours brisées par le silence, la volonté d’oublier, de cacher et qui font prendre des décisions liées à l’ignorance.
Le tout est filmé avec une grande humanité, consacré à la reconstruction des personnes après un drame – quelqu’il soit et si minime pourrait-il apparaître à vos yeux – .
Comme moi peut-être dès les premières minutes vous laisserez-vous happer par la musique et les images/personnages (je connaissais la raison de l’emprisonnement ayant vu les bandes annonces), vous laisserez vous gagner par l’émotion, les moments de doute et d’espoir grâce à des petits riens.  Rassurez-vous vous ne sortirez pas désespéré de ce film, même si aux yeux de
ma lecture quotidienne, cette chute semble un déni. Comme d’habitude, je ne suis pas d’accord avec eux. 😀

Cia Stefano / Gianni Zanasi, 2008 semble beaucoup plus léger, même s’il traite des relations familiales également, de la construction de l’être humain – ici aussi -.
Synopsis :
Stefano Nardini, un air d’adolescent malgré ses trente-cinq ans, vit sa bohème à Rome. Il est guitariste dans un groupe qui rencontre des difficultés à être reconnu. Le jour où il découvre dans le lit de sa petite amie le guitariste d’un groupe qui monte, la déprime le gagne. Il retourne dans sa famille, loin, près de Rimini, région riche et industrieuse, où l’on ne perd pas son temps en chimères. Son frère Alberto a repris la tête de l’entreprise familiale qui produit des sirops et des conserves de fruits. Michela, sa soeur, a abandonné la fac pour suivre sa passion : elle travaille dans un parc aquatique où elle s’occupe des dauphins. Toute la famille salue le retour du fils prodigue. Mais sous une apparente harmonie, rien ne va. Alberto vit dans un stress infernal ; il est en train de divorcer et l’entreprise est au bord de la faillite.

Je vous rassure ce n’est pas triste car la folie italienne (l’extériorisation, les propos enflammés etc…) domine dans ce film. Les personnages sont parfois incongrues, mais la joie de vivre demeure.
Différent je garde néanmoins une préférence pour « Il ya longtemps que je t’aime », certaines imperfections (à mes yeux, je ne suis pas spécialiste) de Stefano m’ont donné l’impression de quelques longueurs.

Comme pour les livres, le dernier mot sera : Ne vous arrêtez pas à la bande annonce !!! (pas plus qu’au synopsis d’ailleurs ;-D)

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