undefined Lecture effectuée dans le cadre de la célébration de la Saint Patrick, orchestrée par le Club des théières

Inishowen / Joseph O’Connor. Traduit de l’anglais (Irlande ;-)) Par Gérard Meudal et Pierrick Masquart. Phébus (Libretto), 518 pages. 2003.                                                (Image – Source)
Tristan et Iseut à la mode irlandaise d’aujourd’hui. Elle habite New York, vient d’apprendre qu’elle a un cancer et décide de retourner dans l’île Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. Ces deux êtres poussés à bout vont se retrouver tout au nord de l’Irlande, au petit port d’Inishowen : un lieu de beauté et de paix… où le sang coule aussi bien qu’ailleurs.
J’ai eu la chance de me rendre dans ce magnifique pays à  diverses reprises, mais je ne connais pas du tout le Comté du Donegal (où se situe Inishowen). Pour ne point vous mentir, vous devez savoir que les 3/4 de l’histoire se déroule à Dublin pour la partie irlandaise.
Je trouve cette quatrième de couverture assez inexacte ; cela ne sera pas la première fois me direz-vous. Néanmoins je tiens à rétablir certains faits sans donner de détails afin d’éviter aux lecteurs une attente vaine relative à ces 2 phrases quelque peu extrapolées :
« (…) la mafia locale qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau. » (…) … où le sang coule aussi bien qu’ailleurs. »
L’histoire de Martin Aitken, le flic, et d’Ellen Donnely Amery, leurs personnalités, suffit à elle seule sans l’ajout de ce contexte. 2 êtres vivant dans des milieux complètement différents, le premier à Dublin, la seconde à new York, professeur et épouse d’un chirurgien plastique. A la veille de sa mort qu’elle sait inéluctable elle décide d’achever ses recherches dans la quête de sa mère. Nul recherche de pathos dans ce roman mais la rencontre de 2 êtres blessés, cherchant à réaliser des actes qu’ils ont repoussé jusqu’alors, à qui cette rencontre fortuite va donner la force de s’épauler, de sourire, de s’aimer. Par des images croisées entre NY et Dublin nous découvrons la vie de l’un et de l’autre, de leurs proches.
L’Irlande joue un rôle important dans ce roman : elle avec sa vision idéalisée du Sinn Féin, de la séparation Eire – Irlande du Nord. Lui au quotidien des événements politiques dans sa vie d’irlandais, sa présence en 1969 en Irlande du Nord, puis en tant que policier. Nul idéologie, ni politique seulement des faits qui influencent la vie, les actes. Beaucoup de réalisme et de vie dans ce magnifique roman.
                

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