Dans le cadre du Club des théières de février dernier, il avait été décidé de présenter un roman historique.
Peu décidé par la thématique, j’eus l’audace de reprendre une lecture datant du mois précédent ;-D et ai présenté un volume de Jean-François Parot : Le crime de l’hôtel Saint Florentin.
Comme je le disais, j’ai poursuivi ma lecture et ma responsable hiérarchique, lectrice de JF Parot, me voyant lire :
Le sang des farines
m’a prêtée Le cadavre anglais

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Le sang des farines / Jean-François Parot. 10/18 (Grands Détectives), 2006 : De retour d’une mission en Autriche où il fait d’étonnantes découvertes sur les atteintes portées au Secret du Roi, il retrouve un Paris en colère où la guerre des farines fait rage. Avec le soutien du roi et l’aide de ses fidèles amis, il enquête sur la mort suspecte d’un boulanger qui l’amène bientôt à soupçonner un complot et des liens entre ces événements et ceux survenus à Vienne. Les mystères s’accumulent et Nicolas devra faire vite pour résoudre cette affaire qui met en péril l’équilibre déjà précaire du pays ainsi que son propre fils.
Et bien j’ai retrouvé grâce à ce volume un peu de mon enthousiasme initiale liée à cette série. On y retrouve tous les personnages habituels, y compris Naganda pour une brève apparition. Parallèlement à mes lectures, j’aime essayer de résoudre les énigmes proposées par les auteurs et j’ai, sans aucune difficulté, trouvé le coupable dans cette enquête avant les héros ! (c’est un peu décevant d’ailleurs tellement c’était énorme). Néanmoins les personnages tournant autour de l’enquête furent, pour moi, plus intéressants que dans le volume  précédent.
Le cadavre anglais / Jean-François Parot. JC Lattès, 2007: Paris 1777, un mystérieux prisonnier meurt en tentant de s’évader de la prison du Fort-L’Evêque. Dans le même temps, la reine Marie-Antoinette, prodigue et insouciante, demande à Nicolas Le Floch de contrer des menées visant à la compromettre. Haletante et minutieuse enquête ! De Paris à Versailles, le policier des Lumières poursuit sa traversée du siècle et va de surprise en surprise. Qui est cette victime dont on ignore l’identité ? Quel secret se disputent Anglais et Français alors que les colonies d’Amérique se soulèvent ? A quelles fins dérobe-t-on un objet précieux à Frédéric II ? L’amour jette-t-il son poids dans la balance ? Armé de la confiance du jeune louis XVI et du soutien de ses amis, Nicolas Le Floch parviendra-t-il, malgré périls et obstacles, à démêler les arcanes de ces affaires extraordinaires ? .
Les liens de Nicolas Le Floch, commissaire du roi au Châtelet & marquis de Ranreuil, avec la Cour sont affirmés dans ce tome 7. L’intrigue y est plus complexe (cette fois-ci j’eus besoin de l’auteur pour déméler les fils de l’enquête), certains personnages s’étoffent, s’étiolent aussi parfois à mon goût. On y retrouve superficiellement Lord Aschbury, chef des services anglais ; superficiellement car c’est à peine si on le croise et même s’il est évoqué sa présence n’est pas aussi évidente que dans d’autres volumes. Les relations avec la perfide Albion (:-d) et les complots contre la reine mènent l’ensemble.

Bref si cette série demeure d’excellente facture, intéressante pour ces faits historiques placés judicieusement au coeur des romans, retraçant bien les moeurs de l’époque, cultivée et amusante pour l’étude du vocabulaire comme les plats dégustés par nos héros bons vivants, je n’en suis pas pour autant à piaffer d’impatience dans l’attente du prochain volume. Je le lirai très certainement car la plume est agréable, j’aimerai connaître ce qu’il va advenir des personnages principaux confrontés à l’Histoire (j’ai parfois beaucoup d’imagination et je souhaite savoir comment l’auteur va nous présenter la suite) mais je ne dois pas être assez férue d’histoire pour m’y complaire totalement.
A vous de juger si ce n’est pas encore fait.

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